La Commission des Droits de l’homme du Cameroun fait respecter le droit à la vie ainsi que le droit à l’intégrité physique et morale d’une jeune fille enceinte et contrainte de se faire avorter par des membres de sa famille

Success storyaoût 21, 2023

Le 11 décembre 2022, la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (CDHC) a pris connaissance, à travers le réseau social WhatsApp, des allégations de violation du droit à l’intégrité physique et morale de Mademoiselle NGUEDE Francisca Ernestine, âgée de 17 ans, enceinte du nommé ONDENE ZOBO Elizée. Alors que la jeune fille était déjà à quatre mois de grossesse, ses parents voulaient qu’elle se fasse avorter. Pour ce faire, elle avait été séquestrée dans une chambre par ses tuteurs qui auraient tenté, par la même occasion, de lui faire boire, malgré elle, des potions traditionnelles pour provoquer l’avortement.

Monsieur ONDENE ZOBO Elizée, l’auteur de cette grossesse a sollicité l’intervention de la CDHC, pour préserver la vie de son enfant.

Informé des faits, le Président de la Sous-Commission en charge de la Protection des Droits de l’homme a instruit une descente sur le terrain. Celle-ci a été effectuée par l’Unité de l’Observation, des Investigations et de l’Alerte (OIA) de la CDHC au domicile familial de Mademoiselle NGUEDE Francisca sis à Nkolondom, dans la Région du Centre.

Mettant en œuvre ses missions de protection, dans le cadre d’une procédure de conciliation entre les deux familles en conflit et opposées sur la pertinence de laisser ou non la grossesse arriver à son terme, la CDHC a édifié les parties sur les dispositions du Code pénal camerounais, notamment l’alinéa 2 de l’article 337 qui énonce qu’« est puni d’un emprisonnement d’un (1) à cinq (5) ans et d’une amende de cent mille (100.000) à deux millions (2000.000) francs, celui qui, même avec son consentement, procure l’avortement à une femme » et les conséquences néfastes que cet acte pourrait avoir sur la santé reproductive de la jeune fille.

La séance de conciliation s’est soldée par un accord entre les deux familles, matérialisé d’une part, par l’abandon du projet d’avortement et, d’autre part, par l’engagement de la famille du requérant, Monsieur ONDENE ZOBO, à prendre la grossesse en charge et à s’occuper de l’enfant dès sa naissance.

La CDHC invite toute personne victime ou témoin de la violation des Droits de l’homme à la saisir, y compris par le truchement de son numéro vert, le 1523.

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